Territorial Wars in Paris: The KA Tribe Stalks the Jewish Quarter

On Sunday, December 28, a bunch of French blacks (Afro-French?) belonging to what they call Tribe KA “visited” the oldest Jewish neighborhood in Paris, the famous “Rue des Rosiers”, looking for a rumble. “Are there any from Betar? [A Jewish self-defense group] Is there a Jew or a Cohen among you?” For twenty minutes, while the police tarried, they intimidated the neighborhood. The details are yet to come (Nidra Poller is preparing an article). But one thing seems certain: Anti-semitism is a growing phenomenon today in France. This group is clearly fringe (and although associated with Islam via the Nation of Islam in the USA, anti-Arab), and the police behavior still unclear. But however hostile they may be to the Arabs and other non-Blacks (whom they view as usurpers on the planet which belongs to them), they have learned from the riots and the torture of Ilan Halimi. These are gangs claiming territory. Yet another challenge to “la République.” Hopefully the French will rise to the occasion.

29 mai 2006
La Tribu Ka, ou le symbole de la haine antisémite qui commence à se distiller au sein d’une frange radicalisée de la population noire
Par Jean-Yves Camus

Rue des Rosiers, ce dimanche 28 mai, un groupe de racistes noirs fait la chasse aux militants juifs. À 18H.30, ce lundi 29 mai, Nicolas Sarkozy exprimait le souhait que soit diligentée une procédure contre ce groupe.

La scène a lieu vers 17 heures, ce dimanche 28 mai. Un groupe d’une trentaine de noirs au physique imposant se campe dans la rue des Rosiers et commence à intimider les passants juifs qui déambulent nombreux, comme chaque dimanche aux beaux jours. Celui qui apparaît comme leur chef déclare qu’ils sont à la recherche des membres du Betar et de la Ligue de Défense Juive ; il assure également, selon des témoins, qu’ils « n’en ont rien à faire des Arabes et des Palestiniens » mais qu’ils veulent « karchériser » les militants juifs. Certains témoins encore affirment les avoir vus faire le salut nazi. La tension est forte, mais il n’y a eu pas d’échange de coups. Au bout d’un moment, les « armoires à glace » repartent comme elles sont venues, tandis qu’arrivent sur les lieux, très vite, six voitures de police.

« Y a-t-il un juif, un Cohen parmi vous ?”

Qui sont ces activistes noirs qui chassent les jeunes juifs en plein Paris ? Les membres d’un groupe séparatiste appelé Tribu Ka, qui se réunissent chaque dimanche en début d’après-midi dans un local de Belleville, dans le Xème arrondissement. C’est la seconde fois en quinze jours qu’ils organisent une expédition de ce genre puisque, vendredi 19 mai vers 19h30, il sont allés provoquer une vingtaine de pratiquants d’un sport de combat élaboré en Israël, le krav maga, dans la salle où ils s’entraînaient, dans le 9ème arrondissement. Le scénario avait été quasi-identique : débarquant avec un air menaçant, ils étaient dirigés par un homme qui demandait à la cantonade « est-ce ici que s’entraînent les militants du Betar et de la LDJ ?” puis, « y a-t-il un juif, un Cohen parmi vous ?”. En fait, il n’y avait pas d’activistes juifs dans la salle, mais un groupe dont le professeur et deux élèves étaient d’origine asiatique, un troisième étant métis. Pas malins, de surcroît, les intrus n’avaient pas réalisé qu’on était à une heure du shabbat, moment peu propice à l’entraînement d’un groupe juif…

“La Tribu KA après avoir adressé son message, s’en alla comme elle était venue, à savoir fière et disciplinée.”
Puis, après s’en être pris particulièrement au propriétaire de la salle d’arts martiaux, accusé d’assurer l’entraînement de militants “sionistes”, le « chef » avait donné à ses troupes l’ ordre de quitter les lieux, en éructant un cri de ralliement (ou de guerre) : «leka». Inconscients, ou provocateurs, ou les deux à la fois, les militants avaient d’ailleurs pris soin de filmer l’ensemble de l’action, qu’on retrouvait bientôt sur le site du mouvement.

La Tribu Ka veut la séparation totale des noirs et des « leucodernes » : les blancs

Qu’est-ce que la Tribu Ka, quelques dizaines de membres tout au plus ? C’est un mouvement qui a pris la suite du Parti Kémite, qui s’est longtemps réuni au Théâtre de la Main d’Or, propriété de Dieudonné (qui semble avoir pris ses distances) et qui se fixe pour objectif de « remettre le véritable peuple élu, kémite de son vrai nom, à sa vraie place : celui de guide de l’humanité ». Qui sont les « kémites » ? Ce sont les noirs, Africains ou Antillais. La Tribu Ka veut la séparation totale des noirs et des « leucodermes », c’est à dire les blancs. Dans une rhétorique délirante, elle clame que « chaque morceau de cette planète lui appartient car, à l’époque où le leucoderme marchait encore à quatre pattes dans les cavernes, nous étions déjà les rois et les propriétaires de ce globe ».

Le leader du mouvement est un déçu du groupe antisémite noir Nation of Islam, qui se fait appeler Kémi Seba et dont le nom d’état civil est Stellio Gilles Robert, né à Strasbourg de parents ivoiriens et haitiens. Le « fara » de la Tribu Ka, puisque tel est son titre, est d’ailleurs connu aussi pour avoir tenu des propos particulièrement favorables aux « patriotes » ivoiriens, adversaires acharnés et violents de la France.

L’intégration comme une « haute trahison » et le métissage comme « la fornication avec l’ennemi »

Ce groupe, qui comporte de son propre aveu d’anciens délinquants, a élaboré une sorte de religion sectaire avec son dieu, Aton, sa langue et sa symbolique. Il se vante d’être « la seule organisation noire à n’autoriser l’accès à ses meetings qu’aux seuls kémites, excluant de ce fait les blancs, arabes ou juifs de nos réunions » . Il considère l’intégration comme une « haute trahison » et le métissage comme « la fornication avec l’ennemi ». Les juifs sont au sommet de leurs détestations et « Kémi Seba » est déjà mis en examen pour avoir, après l’affaire Ilan Halimi, diffusé un communiqué de presse dans lequel il menaçait d’aller « couper les papillottes des rabbins ». L’escalade physique actuelle semble d’ailleurs due au fait qu’en marge de la manifestation à la mémoire de Ilan Halimi, un « kémite » se soit légèrement fait corriger par un groupe de militants juifs.

Mais, au-delà du prétexte, la Tribu Ka est bien le symbole de la haine antisémite qui commence à se distiller au sein d’une frange radicalisée de la population noire. Une haine qui, désormais, se traduit par la recherche de l’affrontement physique, le face à face d’aujourd’hui n’étant probablement pas le dernier.

2 Responses to Territorial Wars in Paris: The KA Tribe Stalks the Jewish Quarter

  1. Robert Schwartz says:

    “Hopefully the French will rise to the occasion.”

    And do what? Surrender?

  2. RL says:

    okay, you’re probably thinking of the joke: what did the french say to the germans in 1870 at the champs elysees?
    “table for 100,000 monsieur?”

    i’m a dyed in the wool optimist (who won’t deny reality). i’m hoping they will see this for what it is — territorial gang/tribe wars, and deal with it appropriately.

    i know… fat chance.

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