L’article de Cremonesi traduit en français… soon in English

Beaucoup ont cité l’article de Lorenzo Cremonesi pubié par Il Corriere della Sera, “Dubbi sul numero delle vittime: potrebbero essere 600 e non 1.300,” mais il contient bien d’autres détails intéressants. Là voici en français, traduit par l’indispensable Menahem Macina, and soon in English, translated by my daughter.

Doutes sur le nombre des victimes, à Gaza : il pourrait être de 600 et non 1 300

Traduction française : Menahem Macina
De notre envoyé spécial [Lorenzo Cremonesi].

GAZA – Nombre d’habitants de la bande de Gaza criaient aux militants du Hamas et à leurs alliés du Jihad Islamique :
« Allez-vous en, partez d’ici ! Vous voulez que les Israéliens nous tuent tous ? Vous voulez voir nos enfants mourir sous les bombes ? Ôtez d’ici vos armes et vos missiles ! »

Les plus courageux s’étaient organisés et avaient barré l’accès à la cour
, cloué des planches sur les portes de leurs habitations, bloqué en hâte et avec colère les échelles permettant l’accès aux toitures plus hautes. Mais, dans la plupart des cas, la guérilla n’écoutait personne.

« Traîtres. Collaborateurs d’Israël. Espions du Fatah. Lâches. Les soldats de la guerre sainte vous puniront. Et en tout cas, vous mourrez tous comme nous. En combattant les juifs sionistes nous obtiendrons tous le paradis, n’êtes-vous pas heureux de mourir ensemble ? »

Et alors, furieux et hurlant, ils défonçaient portes et fenêtres, se cachaient dans les étages supérieurs, dans les jardins ; ils utilisaient des ambulances et se retranchaient tout près des hôpitaux, des écoles et des bâtiments de l’ONU. Dans des cas extrêmes, ils tiraient sur ceux qui cherchaient à leur barrer la route pour sauver leur famille, ou ils les battaient sauvagement.

Abu Issa, 42 ans, habitant du quartier de Tel Awa :

« Les miliciens du Hamas cherchaient délibérément à provoquer les Israéliens. Il s’agissait souvent de garçons de 16 ou 17 ans, armés de mitraillettes. Ils ne pouvaient rien faire contre les tanks et les chasseurs à réaction. Ils savaient qu’ils étaient beaucoup plus faibles [que leurs ennemis]. Mais ils voulaient que [les Israéliens] tirent sur nos maisons pour les accuser ensuite de crimes de guerre. »

Sa cousine, Um Abdallah, 48 ans, lui fait écho :

« La quasi-totalité des plus grands immeubles de Gaza, qui ont été frappés par les bombes israéliennes, comme le Dogmouch, l’Andalous, le Jawarah, le Siussi, et beaucoup d’autres, avaient des rampes de lancement de missiles sur leur toit, outre qu’ils servaient de postes d’observation au Hamas. Ils en avaient mis aussi près du grand entrepôt de l’ONU, qui a brûlé ensuite. Et c’était la même chose dans les villages le long de la frontière, dévastés ensuite par la folie furieuse et punitive des sionistes. »

[Ces témoins] se cachent sous des noms d’emprunt mais donnent des détails bien circonstanciés. Il n’a pas été facile de recueillir ces confidences. Ici, la peur du Hamas domine, et les tabous idéologiques règnent, alimentés par un siècle [sic] de guerre contre « l’ennemi sioniste ».

Quiconque donne une version différente du “narratif” imposé par la “muhamawa” (la résistance) est automatiquement un « amil », un collaborateur, et il risque sa vie. Y contribue, en effet, le récent conflit fratricide entre le Hamas et l’OLP. Si Israël ou Égypte avaient permis aux journalistes étrangers d’entrer immédiatement, cela aurait été plus facile. Les gens du coin sont souvent menacés par le Hamas.

Eyad Sarraj, psychiatre connu dans la ville de Gaza, affirme :

« Ce n’est pas nouveau, les sociétés arabes du Moyen-Orient n’ont pas de tradition culturelle des droits de l’homme. Il arrivait, sous le régime d’Arafat, que la presse soit censurée et persécutée. Avec le Hamas, c’est encore pire. »

Un autre fait devient de plus en plus évident quand on visite les cliniques, les hôpitaux et les familles des victimes des tirs israéliens. A vrai dire, leur nombre s’avère bien inférieur aux près de 1 300 morts, outre les quelque 5 000 blessés, dont font état les hommes du Hamas, chiffres repris par les officiels de l’ONU et de la Croix Rouge locale.

Un médecin de l’hôpital Shifah, qui refuse catégoriquement qu’on le cite, et qui a risqué sa vie, nous dit :« il se peut que le nombre des morts ne soit pas supérieur à cinq ou six cents. Pour la plupart, des jeunes de 17 à 23 ans, recrutés dans les rangs du Hamas qui les a littéralement envoyés au massacre »,

Un autre fait, confirmé, au demeurant, par des journalistes locaux :

« Nous l’avions déjà signalé aux chefs du Hamas. Pourquoi tiennent-ils à gonfler les chiffres des victimes ? Il est étrange, entre autres, que les organisations non gouvernementales, y compris les occidentales, en fassent état sans vérification. Finalement, la vérité pourrait émerger, et il en serait comme à Jénine en 2002. Au début, on a parlé de 1 500 morts. Il s’est avéré ensuite qu’il n’y en avait que 54, dont 45 guérilleros tombés au combat. »

Comment est-on parvenu à ce chiffre ? Masoda al Samoun, 24 ans, explique :

« Prenons le cas du massacre de la famille Al Samoun, du quartier de Zeitun. Quand les bombes ont frappé leur habitation, on a rapporté qu’il y avait eu 31 morts. Et c’est ce qui a été enregistré par les officiels du ministère de la Santé, qui est sous l’autorité du Hamas. Mais ensuite, quand les corps ont été effectivement récupérés, le chiffre total a doublé, passant à 62, et c’est ce nombre qui a été inscrit dans le calcul du bilan total. »

Et il ajoute un détail intéressant :

« Les commandos des forces spéciales israéliennes ont ajouté à la confusion. Leurs hommes s’étaient déguisés en guerriers du Hamas, avec, autour de la tête, le bandana vert portant l’inscription habituelle : “il n’y a pas d’autre Dieu que Allah et Mahomet est son Prophète”. Ils s’étaient infiltrés dans des véhicules pour créer le chaos. Nous nous sommes mis à leur crier de s’en aller, car nous craignions des représailles. Par la suite, nous avons appris qu’ils étaient Israéliens. »

Est-il possible que nous avons là une forme d’explication pourquoi les miliciens du Hamas se sont comportés de façon si abominables? Cela ne peut être des palestiniens, ça doit être les israëliens.

Il suffit de visiter un hôpital pour comprendre que les comptes ne correspondent pas. De nombreux lits sont vides à l’Hôpital européen de Gaza, l’un de ceux qui, pourtant, auraient dû avoir un taux plus élevé de victimes de la « guerre des tunnels » israélienne. Même chose pour l’Hôpital Nasser, de Khan Yunis. Seuls 5 lits sur les 150 de l’hôpital privé du [mouvement] Al-Amal sont occupés. A Gaza ville, on a évacué l’Hôpital Wafa, construit à l’aide de dons des « institutions islamiques de bienfaisance » d’Arabie Saoudite, du Qatar et d’autres pays du Golfe, et bombardé fin décembre.

L’institution est connue pour être un bastion du Hamas ; c’est là que sont venus se faire soigner les combattants blessés durant la guerre civile entre le Fatah et le Hamas, en 2007. Les autres se trouvaient à l’Hôpital Al Quds, bombardé à son tour dans la seconde moitié de la semaine de janvier [sic].

Voici ce qu’en dit Magah al Rachmah, 25 ans, qui habite à quelques dizaines de mètres des grands bâtiments du complexe hospitalier, aujourd’hui sérieusement endommagé.

« Les hommes du Hamas s’étaient réfugiés surtout dans le bâtiment qui abrite les bureaux administratifs de Al Quds. Ils utilisaient les ambulances et obligeaient les ambulanciers et les infirmières à enlever leurs uniformes arborant les insignes paramédicaux, ce qui leur permettait de donner le change et de mieux échapper aux recherches israéliennes. »

Tout cela a pas mal réduit le nombre de lits disponibles des institutions sanitaires de Gaza. Pourtant, Shifah, le plus grand hôpital de la ville, fut très loin d’afficher complet. Par contre, ses souterrains semblent avoir été densément occupés.

Selon les militants du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine,

« Le Hamas avait caché là les batteries de secours et la salle d’interrogatoire des prisonniers du Fatah et du front de la gauche laïque, qui avaient été évacués de la prison bombardée de Saraja. »

Ce fut une guerre dans la guerre, que celle que se livrèrent le Fatah et le Hamas. Les organisations humanitaires, majoritairement sous l’autorité de l’OLP, parlent « de dizaines d’exécutions, de cas de torture et d’enlèvements », perpétrés par le Hamas « dans les trois dernières semaines » [de la guerre].

L’un des cas les plus connus est celui de Achmad Shakhura, 47 ans, habitant à Khan Yunis et frère de Khaled, bras droit de Mohammad Dahlan (ex-chef des services de sécurité de Yasser Arafat, et aujourd’hui en exil). Shakhura avait été enlevé sur l’ordre du chef de la police secrète locale du Hamas, Abu Abdallah Al Kidra, puis torturé, on lui avait arraché l’œil gauche, avant de l’achever, le 15 janvier.

Lorenzo Cremonesi
© Il Corriere della Sera

J’aimerai beaucoup voir toutes les notes que Cremonesi a pris pendant son tour de Gaza.

20 Responses to L’article de Cremonesi traduit en français… soon in English

  1. [...] the Israeli army based on nothing more than “eye-witness” testimony. Given that some Gazans believe that Israelis have dressed as Hamas soldiers to kill innocent civilians, I’d say they’re capable of reporting Hamas murders as the [...]

  2. Caecilia says:

    Also in French: an appalling France Inter radio interview with Robert Ménard, founder of ‘Reporters sans frontières,’ and Isabelle Veyrat-Masson, a historian and ‘media specialist.’
    It was aired during this morning’s France Inter’s show ‘Le 7/9 du week-end (dimanche)’ hosted by Stéphane Paoli et Sandra Freeman. Its topic was the use of images in war.

    No mention whatsoever was made of either Pallywood or Al-Durah, but Israel was formally charged of manufacturing (‘fabriquer’) images: there’s a war, they make propaganda, it’s as straightforward as that.

    The images that come from Gaza are by contrast real: they are not provided by (‘fournies par’) Hamas, but they are by them ‘tolerated’ (tolérées).

    The whole piece is filled with all the usual clichés (the Palestinian David against the Israeli Goliath) and grand narratives (the West’s incapable of condemning Israel because of its unresolved guilt over the Holocaust and its colonial past), and throughout Israel is accused of the worst atrocities.
    I was startled in particular by the following accusation, repeatedly made by Ménard, and which strikes me as grotesque even for Pallywood standards: the IDF allegedly killed 33 persons all belonging to the same family. According to Ménard, they wrought such destruction over these people that the only house they left standing was that which they themselves occupied. ON THE WALLS OF THIS HOUSE, THEY SPRAYED THE SENTENCE ‘DEATH TO THE ARABS’IN HEBREW.
    I had not heard this one before. Do we know where it originated?

    If anyone wishes to listen to the piece, it can be found here:
    http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuf_dim/index.php
    It starts at around 1 hour and 19 minutes into the show and, after a pause, it continues at 1h39′.

    I notice by the way that Ménard is now the director of the ‘Doha Centre for Media Freedom’:
    http://www.dohacentre.org/
    Why am I feeling cynical?

  3. E.G. says:

    Caecilia,

    The graffiti – see: A Gaza, des habitants racontent l’acharnement de l’armée israélienne sur des civils

    Note the incongruity of another one in there: sthg like East-Jerusalem is ours. No Israeli (especially one who’d spray such a graffiti) uses such terms.

  4. oao says:

    The whole piece is filled with all the usual clichés (the Palestinian David against the Israeli Goliath)

    chomsky tells the story that he was induced to his political activities by achildhood event: a bully attacked a child; chomsky first stood with the victim then chickened out and ran away in fear. he then promised himself that never again would he not stand with the victim.

    after a while I realized the reason chomsky is so wrong about foreign cultures: he treats everything as bully and victim. note that in child bullies there is no morality issue: whoever is a bully is morally wrong and support decisions are easy: whoever is stronger and fights the weaker is automatically in the wrong.

    however, this is hardly the case between nations/cultures. if you’re gonna decide which side is moral based on relative power alone, you’ll end up on the wrong side quite often.

    the msm suffers from a similar problem: on the one hand they are looking for the “david and goliath” angle, because this “sells”. but on the other hand they drive–like chomsky–morality from the perceived balance of power: israel is stronger, therefore it is wrong (the bully) and the pals are in the right (the victims).

    for quite a while I couldn’t figure out why chomsky who is hardly stupid can be so wrong, part. on foreign matters. the bully/victim approach explains it as well as his leftism: this is what lefties do — they look for weaks, whom they automatically consider right, regardless of the context. this is how he can hug hezbollah and how carter can hug hamas.

    this is how the MSM approach the conflict.

  5. aoa – I’d also say this shows the power of strong emotional belief over reason. Most of us spend much of our youth as potential prey for those who are bigger and stronger than us. That years-long exposure to a real danger and source of fear creates strong emotional belief. As adults it takes a real effort to replace that simplistic emotional belief with a more rational basis for judging right and wrong. Much antisemitism is moral/intellectual laziness regarding this bully/victim narrative – although I’m sure there are other beliefs that add to and reinforce this fundamental one that is especially common in the minds of Western lefties.

  6. Caecilia says:

    Thank you for the link E.G.
    As for the incongruity of the ‘Jérusalem-Est pour Israël’ graffiti I’m afraid I do not see it, for I am neither Israeli nor Jew. Could you explain me?

  7. E.G. says:

    Caecilia,

    The graffiti makes as much sense as “Lyon Bellecour pour la France”.

    For 2000 years Jews prayed for Jerusalem. One, unique place. Only between 1948 and 1967 were there East and West Jerusalem, respectively under Jordanian and Israeli sovereignty. Since June 1967, for most Israelis (99+%), it’s again one, reunited Jerusalem.

    Just as one generally speaks of Paris – not about the right or left bank, nor about occupied Paris – so do Israelis speak of Jerusalem. No East-West distinction in daily life. Keep in mind that most of today’s soldiers were born after 1967 – they’re in their 20′s, born into the single Jerusalem reality.

    Either Bôle-Richard got a bad translation (and, after a few years in Israel, he should know it’s far from a common expression) or he refined a graffiti by making up this distinction for his French readers (see their comments). It’s more provocative for the latter than for Gazans. This is my most charitable interpretation.

  8. E.G. says:

    Caecilia,

    “Jérusalem est pour Israël” (à Israël) sounds a lot more plausible.
    Had the article been more balanced I’d have added a bad proof-reading hypothesis. But in a context where the Star of David is considered as provocation…

  9. JD says:

    “tells the story that he was induced to his political activities”

    Marxists and former marxists always tell stories like that.

    Helps them not think about their having joined a political cult. Anti-zionism in the West is a form of collateral mental damage left over from the Cold War.

    The Marxists and those influenced by Marxist discourse are dying out, at least in the States. You hear less of the nutty stuff about Israel from the younger folks. Maybe not France, for traditional anti-semitic reasons.

  10. JD says:

    BTW, I got a laugh out of the reporter’s take on this,

    “Quiconque donne une version différente du “narratif” imposé par la “muhamawa” (la résistance) est automatiquement un « amil », un collaborateur, et il risque sa vie.”

    Narrative in quotes. Looks like Edward Said’s narrativeology has been absorbed down to the lowest levels.

    You will have encountered many Western intellectuals of the Humanities Department sort claim talking about “competing narratives.” They don’t understand Said invented narrativeology out of some pursuit of understanding, but inventing the Palestinian history, and hiding its problematic parts, like why many Palestinians left in 1949, why no such Palestinian movement sought the West Bank before 1967, so on.

    Said not only lied about his people’s history, he lied about his personal one, his narrative.

  11. JD says:

    Just for fun I looked on the web, I knew I would find some interesting Saidian narrative-damage easily.

    About his recent death:

    “”Because he defended an oppressed people, and a narrative the Zionist narrative is seeking to destroy, Edward Said was dubbed “the professor of terrorism” by Zionists”"

    Narrative is story telling. It is not congruent to history. The “Zionist narrative” in this instance is persons questioning Palestinian claims and history.

    Dissent on the narrative, as the article shows, can be deadly.

  12. oao says:

    The Marxists and those influenced by Marxist discourse are dying out, at least in the States. You hear less of the nutty stuff about Israel from the younger folks. Maybe not France, for traditional anti-semitic reasons.

    they have taken over academia and are busy producing whole generations of ignorant, unable to reason but activist youth.

  13. E.G. says:

    JD and oao,

    Don’t forget the Trotskysts.
    And, I wouldn’t call these conditionings “collateral mental damage”. They were (as JD I believe put it elsewhere) very intentionally induced.

  14. Caecilia says:

    Thanks E.G., I now see what you mean.
    You see, apart from the fact that it seemed to me absurd that the IDF, who are already accused of everything and anything, would take the risk of doing so damaging a thing as spraying genocidal slogans on places where they had been quartered (not to mentioned the fact that they do not whish the death of the arbs), but implausibilities such as that of the ‘East Jerusalem to Israel’ slogan typically escape an unaware media consumer as I am (although I try not to be so anymore).
    Thanks again.

  15. E.G. says:

    Caecilia,

    You’ll be even more (French) media savvy after reading
    MENSONGES PAR HONNI SION.

  16. Caecilia says:

    Thanks for the link E.G.

  17. JD says:

    “And, I wouldn’t call these conditionings “collateral mental damage”. They were (as JD I believe put it elsewhere) very intentionally induced.”

    I think you are right, direct damage.

    BTW, Wikipedia has a “Soviet anti-Zionism” campaign page.

  18. Eliyahu says:

    Caecilia, of course, a loyal Israeli would not write “East-Jerusalem,” which is more a notion used by Arab politicians and propagandists and their Western allies. Furthermore, why would soldiers be carrying a spray can into battle with them so that they could spray graffiti onto buildings?? Doesn’t that improbability stand out?

    Arab partisans write nowadays about “traditionally Arab East Jerusalem.” That is simply a lie. East Jerusalem only existed between 1948 and 1967. Before 1948, many Jews lived in the part of the city later occupied by Transjordan [now called Jordan] which was properly called “East Jerusalem” while the city was divided for 19 years. In fact, the Jews living in the Shim`on haTsadiq Quarter –now in “East Jerusalem”– were driven out of their homes near the end of December 1947 –one family stayed but left in the first ten days of 1948. These were the first refugees in that war who could not go home afterwards.

    The word `amil means “agent” in both Arabic and Hebrew.

  19. E.G. says:

    Eliyahu,

    The graffiti story smells. Ynet reports “IDF soldiers leave racist graffiti on Gaza homes” – with all photos taken by AFP.
    And, in the 2 photos on the English site, and all but one on the Hebrew site, the graffiti are in English. (The Hebrew inscription is not even racist: it says “we can only trust our God”). Why would IDF soldiers write in English rather than in Arabic or Hebrew? Who guarantees these inscriptions are authentic IDF soldiers’ scriptures?
    And where is the “Jérusalem-Est” one?

  20. Frank Herles Matos says:

    Eliyahu

    This inscriptions are Fake Islamic Propaganda

    The Star of David in this picture is filled with Hebrew writing, but I can’t make it out. But it is clear that the fake hate speech is written in a darker marker, not the original pen ink from the star. Additionally, it seems that the same propagandist wrote with the same felt marker in all the homes. Pathetic attempt Hamas, but I’m sure Aljazeera and the BBC will bite big!

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