Monthly Archives: December 2013

Arab Self-Criticism and Acknowledging the Real Enemy of the Arab People

I have complained repeatedly at my blog about the lack of self-criticism in the Arab world, the pathetic way that honor demands that all Arabs line up against Israel, even though Arab elites are the real enemy of the Arab people. So it’s with great pleasure that I post the following piece by Abdulateef al-Mulhim published in Arab News. On the other hand, since this is over a year old and has not had much of a visible impact on the discussion in the Arab world, maybe my complaints remain current. Indeed, in his latest piece, Al-Mulhim taunts the still-string irrational Arab hostility to Israel. Alas.

Arab Spring and the Israeli enemy

ABDULATEEF AL-MULHIM

Published — Saturday 6 October 2012

Thirty-nine years ago, on Oct. 6, 1973, the third major war between the Arabs and Israel broke out. The war lasted only 20 days. The two sides were engaged in two other major wars, in 1948 and 1967.
The 1967 War lasted only six days. But, these three wars were not the only Arab-Israel confrontations. From the period of 1948 and to this day many confrontations have taken place. Some of them were small clashes and many of them were full-scale battles, but there were no major wars apart from the ones mentioned above. The Arab-Israeli conflict is the most complicated conflict the world ever experienced. On the anniversary of the 1973 War between the Arab and the Israelis, many people in the Arab world are beginning to ask many questions about the past, present and the future with regard to the Arab-Israeli conflict.

The questions now are: What was the real cost of these wars to the Arab world and its people. And the harder question that no Arab national wants to ask is: What was the real cost for not recognizing Israel in 1948 and why didn’t the Arab states spend their assets on education, health care and the infrastructures instead of wars? But, the hardest question that no Arab national wants to hear is whether Israel is the real enemy of the Arab world and the Arab people.

La Terreur: Couteau à la gorge dans la Guerre Cognitive

J’ai recemment fait une presentation sur la guerre cognitive au MPCT (Mouvement pour la paix et contre le terrorisme) à Paris. Voici le PPP. Textes supplementaires dans un autre posting.

Le francais n’est pas corrigé. Je reçois volontiers des leçons à apprendre. rlandes-at-bu-dot-edu

La Terreur: Couteau à la gorge dans la Guerre Cognitive

Définitions/Terminologie:
La Guerre Cognitive
• Guerre asymétrique: Guerre entre deux entités de combat, l’une étatique et l’autre non-étatique, sur un champ de bataille “kinétique” (militaire). Ce type de guerre oppose des résistants non-étatiques faibles ou supposés tels (des Macchabées aux Vietcongs) aux militaires d’une armée régulière d’état.
• Guerre cognitive (GC): 

L’art de manipuler l’ennemi, considéré plus puissant en termes militaires, afin qu’il n’utilise pas ses forces armées ou, au moins, qu’il s’en abstienne. C’est le terrain de combat préféré des “faibles” dans la guerre asymétrique.

• Espace public: le théâtre principal ou se mènent les campagnes de guerres cognitives.
• Térrorisme: attaques ciblant les civils. Compagnon de la guerre cognitive, employé pour intimider, afin d’aboutir à des victoires dans l’espace publique ciblé.
• Insurrections agressives: forme insolite de guerre asymétrique qui cherche à envahir la société de la partie la plus puissante – donc, la bataille cognitive doit convaincre l’ennemi de ne pas se défendre sur son propre terrain. De tels campagnes de guerre doivent gagner dans la sphère publique de l’ennemi.
• Démopathes:

les combattants cognitifs qui utilisent le discours/lexique des Droits de l’Homme pour paralyser l’auto-défense des personnes soucieuses desdits droits. De fait, ces combattants n’ont que du dédain à l’égard des Droits de l’Homme (d’autrui), et ne font qu’employer la démocratie (les règles de ce mode de gouvernance) pour démolir la démocratie.

• Les années zéros, ‘00s: la première décennie du 21ème siècle, le moment où tout bascule, et où l’Occident commence à perdre la guerre cognitive à grande échelle.
Définitions/Terminologie:
Millénarisme apocalyptique
•Millénarisme: la croyance en l’avènement d’un monde parfait ici sur terre. Peut être soit religieux (Anbaptists, Taiping) soit laïc (Communisme, Maoisme).
Millénarisme hiérarchique: la perfection est imposée d’en haut, pureté coercitive (“Dernier Empereur”). Impérialisme monothéiste: “Un Dieu, un empereur.”
Millénarisme démotique: égalitaire, la perfection vient d’une pulsion d’en bas, anarchie sainte, fin des distinctions de classe. Monothéisme démotique: “Pas de roi sauf Dieu.”
Apocalypticisme: la croyance que le moment pour accéder au millenium (ou la fin du monde) est arrivée. Aussi le scénario par lequel on arrive au millennium.
Scenario apocalyptique cataclysmique: la transition entre ce monde et celui à venir passe par une immense destruction (e.g., l’Apocalypse de Jean)
Apocalypticisme transformateur: la transition se fait volontairement, sans ou avec peu de violences et destructions (e.g., Isaïe, 2)
Apocalypticisme actif: les croyants sont chargés d’effectuer le processus de transition vers le monde parfait.
l’apocalypticisme actif, cataclysmique prône la mégamort. Ceux qui visent un millenium hiérarchique par un cataclysme qu’ils sont eux-mêmes chargés d’accomplir, représentent l’idée la plus dangereuse de toutes les idéologies religieuses ou laïques.
Avertissement

Avant de procéder à l’examen du Djihad global contemporain, je tiens à préciser une chose importante. L’islam que je vais décrire, cet islam qui mène une guerre d’aggression contre les democraties occidentales, n’est pas le seul representant de l’islam. Je reconnais volontiers l’existence d’un Islam démotique, qui a renoncé à l’impérialisme monothéistique, un Islam différent de celui qui, à présent, lutte contre les pays des infidèles. J’en aurais d’avantage à dire à ce sujet plus tard. Mais pour le moment, je précise que les définitions des termes islamiques que je présente ci-dessous ne sont pas les seules définitions qui existent chez les musulmans.

Pas tous les musulmans qui s’ecrient “Allahu Akhbar” le font avec le sens de “tuer les ennemis d’Allah!” Mais c’est precisement ce que voulait dire Muhammed Atta:

When the confrontation begins, strike like champions who do not want to go back to this world. Shout, ‘Allahu Akbar,’ because this strikes fear in the hearts of the non-believers. Allah said: ‘Strike above the neck, and strike at all of their extremities.’ (911 Muslim terrorists)

Et depuis, partout dans le monde, nous témoignons d’une telle crie de guerre.

Je tente ici un exercise : penser à la manière d’un de ceux qui poursuivent ce que j’appèle le Djihad global. C’est eux les ennemis à la fois des infidèles du monde entier, et des musulmans qui ne s’accordent pas à leur lecture de l’Islam. En fait, les musulmans qui divergent de cette lecture agressive sont les premières cibles et les victimes les plus constantes du Djihad militaire.

Quand je dis “nous” dans la présentation suivante, je parle de tous ceux – hommes, femmes, monothéistes, polythéistes, laïcs – qui veulent vivre dans des sociétés libres, où la dignité et les droits de tous et toutes – y compris le droit de dissidence – sont respectés.